Denis BLAISE

       Entretien avec l'acteur Denis BLAISE


" l'association Denis et Compagnie
s'est donnée comme ambition culturelle
de développer une programmation artistique attractive
et accessible au plus grand nombre."


A la question « qui suis-je, d'où viens-je, où vais-je ? »,

je répondrai :« Je suis Denis BLAISE, je viens d'Amiens et j'y reviens ! »

Tiens tiens…


 

En effet, ma carrière de comédien débute dans la capitale picarde avec, parallèlement, une formation au Conservatoire National d'Art Dramatique de Région et un apprentissage sur le tas au sein de la Compagnie de la Cabasse, troupe de théâtre amateur issue du lycée du Sacré Cœur à Amiens.

La vocation était déjà ancrée depuis un bon bout de temps et je me suis toujours demandé ce qui l'avait motivée. N'étant pas issu d'une famille d'artiste, d'où venait cette volonté et, je dirais même plus, ce besoin d'être comédien ?

Je me souviens me relever en cachette pour regarder à la télévision les vieux films en noir et blanc du Cinéma de Minuit, émission devant laquelle mon père s'endormait. Et d'avoir rêvé être Gérard Philippe dans Fanfan La Tulipe, bondissant, croisant le fer tout en se gaussant de ses adversaires ! Et puis plus tard les représentations filmées d'Au Théâtre ce Soir devant lesquelles je m'émerveillais de l'énergie communicative de Jacqueline Maillan ou des trouvailles scéniques de Michel Serrault.

C'était donc ça être acteur ou comédien ? Donner du plaisir aux (télé)spectateurs, leur offrir du rêve, les faire rire, changer de personnage suivant les pièces ou les films… ?

Alors, tout petit, « c'était ça que je voulais faire quand je serai grand !»…

Mais, comme j'étais déjà un peu touche-à-tout, je me suis initié à la musique par des cours de piano, j'ai suivi (sans vraiment les rattraper…) des études en Arts Plastiques et même animé une émission radiophonique à l'époque des premières radios libres qui, malheureusement, n'auront pas profité très longtemps de cette liberté ! Dommage…

C'était dans les années 1980-85, toute une époque…

Allez ! Il était temps de quitter le giron familial, de descendre à Paris pour tenter ma chance et de me voir déjà en haut de l'affiche, comme dirait l'autre.

Abandonnant très vite de nouvelles études cinématographiques, je me suis essayé au café-théâtre, ai commencé à enchaîner les tournages de films en tant que figurant, silhouette ou (trop) petits rôles et joué dans plusieurs pièces de théâtre qui ont révélé mon potentiel comique. Il est clair que mon physique de grand dégingandé m'aidait à trouver des personnages plus humoristiques que sinistres mais freinait aussi mon champ d'expérimentation théâtrale ou audiovisuelle.

En publicité, télévision ou cinéma, on vous engage si vous correspondez exactement à l'idée que se fait un réalisateur ou un directeur de casting du personnage recherché, point barre ! Sauf si vous êtes déjà (re)connu, bien entendu…

Au théâtre, ce peut être différent.

Un exemple ?

Etant informé qu'une jeune compagnie théâtrale a obtenu les droits de jouer sur scène Arsène Lupin  par la famille de l'auteur Maurice Leblanc et qu'un casting est lancé, je m'y rend avec une pointe d'inquiétude : le personnage recherché est celui de Nazir Pacha, richissime émir oriental que le metteur en scène voit petit, gros et barbu, moi qui suis grand, mince et, à l'époque, imberbe…

Je passe l'audition et, bingo, j'obtiens le rôle ! Ce que j'avais proposé en improvisation avait séduit les membres de la compagnie et fait changé d'avis le metteur en scène quant au personnage.

Comme quoi, tout du moins au théâtre, et même si l'on est tributaire de son physique, il ne faut pas se mettre de barrières sur le chemin -il y en a assez comme ça- et oser la rencontre, relever les défis et faire fonctionner son imagination ! 

Trois spectacles verront le jour suite à cette audition dont Tailleur pour Dames de Georges Feydeau, joué près de 150 fois !

Petite anecdote : je jouais dans ce spectacle le personnage de Bassinet qui, comme son nom l'indique, est un raseur impénitent. Je m'étais fait une coiffure si ridicule et rentrait sur scène avec un air tellement ahuri que le comédien jouant le rôle principal ne pouvait me regarder en face sous peine de fou rire immédiat ! Résultat : nous jouions notre première scène ensemble en ne nous regardant pas, ou plutôt en regardant dans le vide à quarante centimètres à côté du visage du partenaire ! Gare à celui qui croisait le regard de l'autre…

Jouer dans une pièce de théâtre ou tourner dans un film représente une période de vie particulière pendant laquelle vous vous faites une nouvelle famille, comme si les autres comédiens, les metteurs en scène ou réalisateurs, les techniciens devenaient des cousins, des oncles et tantes, des petites sœurs ou des grands frères que

vous apprenez à connaître le temps d'une journée, d'un mois ou que vous retrouvez ponctuellement sur plusieurs années. C'est souvent passionnant, parfois difficile et, comme dans toute famille, il y a des préférences et des mésententes.

J'ai, autre exemple, joué ou été assistant à la mise en scène pour une grande compagnie théâtrale parisienne sur une période de 18 ans, de 1992 à 2009 ! Ce n'est pas rien… !

Dans notre dernière collaboration, Le Retour d'Ulysse, adapté de L'Odyssée d'Homère, j'interprétais sept personnages différents ! Je peux vous dire que le spectacle était parfois aussi en coulisses quand je devais changer de costume en quelques secondes et rentrer sur scène dans un personnage radicalement différent du précédent…

C'est ce qui me plait dans ce métier : le changement, le travail qu'il faut assurer coûte que coûte, l'imagination qu'il faut développer, la pression qu'il faut gérer et les rencontres, les retrouvailles, le bonheur que vous essayez de transmettre…

Faire du théâtre, jouer la comédie, tourner devant une caméra n'est pas quelque chose de facile car ce n'est pas naturel et certains sont tentés d'en faire trop. C'est un métier qui demande de la concentration, une grande capacité d'écoute et de compréhension, une connaissance et une acceptation de soi qui n'est pas accessible à tous.




Virginie et Alexandre vous souhaitent bienvenue !


Virginie est tombée sous le charme de la vallée de la Somme. Elle saura vous guider pour préparer votre séjour et passer un agréable moment chez nous !
Alexandre
aime pratiquer des activités de loisirs. Demandez-lui conseils sur les balades vélos, canoës, bateaux électriques...
 
 
La maison éclusière d'Ailly-sur-Somme : une halte touristique sur les bords de Somme 

 

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