Les armes secrètes allemandes (suite 1)

Le 17 juillet 1944, dixième bombardement sur le site de lancement. Dix B24 Liberator du 467th Bomb Group de la 8ème USAF larguent vers 20h00 cent quatre vingt bombes de 250 livres sur l’objectif.12
Une fois encore, la plupart des projectiles tombent à proximité des installations ne causant que de légers dégâts.

Ce canon se trouvait à la lisière d’un petit bois, à gauche d'un chemin, face au bois de sapins. Photo Collection Robert SAIZY


Toutes ces attaques massives ne sont pas parvenues à détruire la rampe de lancement qui va poursuivre ses tirs jusque dans les dernières heures de l’occupation. La technique de bombardement à haute altitude employé par les américains n’a pas permis d’atteindre les petits abris et la rampe, bien camouflés sous les arbres.


Le bruit assourdissant des formations de bombardiers en approche reste encore présent dans la mémoire des habitants qui ont vécu cette période, un ronronnement caractéristique qui précédait le fracas des bombes.

Dans les premiers jours de septembre, les allemands vont détruire par explosif la rampe de lancement avant de quitter le bois. La destruction sera réalisée par introduction d’une charge d’explosif dans le piston de la rampe.

Les troupes anglaises vont ensuite poursuivre le démantèlement de cette rampe en faisant sauter des piliers supports, brisant ainsi en deux parties ce sinistre assemblage. La crainte du commandement britannique résidait surtout sur un possible retournement de la situation militaire qui aurait redonné aux allemands la possibilité de reprendre les tirs de V1.

Les habitants de la commune vont alors pouvoir venir sur le site et découvrir cette zone interdite. L’un d’eux va avoir la très bonne idée de prendre une photo de la rampe, nous transmettant ainsi un excellent témoignage de ce que fut l’installation de tir n° 157 de LA CHAUSSEE-TIRANCOURT.

Le 16 septembre 1944, une mission d’enquête dirigée par le Professeur Henri Moureu se rendra sur le site afin d’étudier le principe du lancement et obtenir de nouvelles informations sur le V1. La rampe sera démontée quelques années plus tard pour être ensuite de nouveau assemblée afin d’être exposée au public sur la base aérienne de DUXFORD en Angleterre, dans le musée de la RAF.

De nos jours, dans le Bois de Sapin, nous pouvons encore distinguer le Maschinenhaus et le Stofflager en ruines, détruits tous deux par les bombes ou par les habitants venus récupérer les matériaux. La dalle de la rampe de lancement possède encore une partie de sa fixation métallique qui a échappé au chalumeau des ferrailleurs. Quatre des piliers supports de la rampe, sont encore en place dans l’alignement de la cible qui était la ville de LONDRES. »


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