L'occupation allemande

En mai-juin 1940, l’armée française est écrasée par la Wehrmacht en six semaines. Le 14 juin la chute de Paris donne le coup de grâce. Le gouvernement quitte Paris pour se replier à Bordeaux où le maréchal Pétain demande aux Français de cesser le combat. Le 22 juin 1940 est signé l’armistice à Rethondes : La Wehrmacht occupe les trois cinquièmes de la France. 

L’armée française est désarmée et démobilisée. La France doit livrer les réfugiés politiques et payer l’entretien des troupes d’occupation, tandis que 1600 000 prisonniers français sont emmenés en Allemagne.

Les préoccupations quotidiennes

Du jour au lendemain, la vie économique se trouve transformée : la pénurie générale s’installe, tout devient une rareté, on entre dans un système de rationnement qui s’étend à la majorité des articles vendus, du pain aux cigarettes. L’ouest amiénois, pays agricole, n’a évidemment pas souffert autant que les grandes villes.

En ce temps d’occupation, le ravitaillement est l’une des préoccupations principales.
Charles BOINDIN, chef de l’Harmonie de Saint Sauveur en parle en ces termes : «Les Allemands ne s’en occupaient pas. Avec mon beau frère, on allait récupérer des briquettes de charbon pour se chauffer… On a réutilisé la tourbe des marais pendant la guerre…Pour pouvoir se chauffer ou même cuire les aliments (car il n’y avait ni gaz ni butane) on allait couper du bois dans les Bois d’Ailly, que l’on rapportait à la brouette….On avait plus chaud à le scier et à le transporter qu’en le faisant brûler… !»

Chaque famille doit trouver le moyen de se nourrir. On cultive son petit bout de jardin, on élève de la volaille, on fabrique du beurre, du savon et pour le reste, on utilise les tickets de rationnement délivrés en mairie.
Les vêtements et de chaussures étaient difficiles à trouver. A la Chaussée Tirancourt, beaucoup d’habitants ont recours à M. Taupin.

Jean Leclerc raconte : «Je me souviens qu’Adrien Taupin, qui tenait un café entre La Chaussée et Picquigny à l’enseigne du « Café des Tilleuls », fabriquait des sandalettes à semelle de bois et dessus en bâche, il remplaçait les semelles usées de nos chaussures par des semelles de bois cloutées avec des clous que l’on appelait des « Caboches ». Il y avait à l’époque dans chaque maison un pied de fer sur lequel on emboîtait la chaussure afin de remplacer les clous perdus, notamment en hiver lorsque nous allions glisser sur la mare gelée.»


La résistance


Après la capitulation de l’armée française, le 22 juin, la France est divisée en deux : la zone Nord dite « occupée » se trouve sous le contrôle de la Wechmacht tandis que la zone Sud dite « libre » est dirigée par le gouvernement du Maréchal Pétain.

Cependant certains français, qui n’acceptent pas la capitulation et l’occupation allemande, réagissent en distribuant des tracts dans la rue pour manifester leur désaccord ou effectuent des opérations d’espionnage ou de sabotage, ils sont contraints de changer d'identité fréquemment, tout en risquant leur vie : c’est la Résistance.

Le 10 juillet, la proclamation du Maréchal Pétain « chef des français »  entraîne la chute de la Troisième République et du président de l’époque Albert Lebrun. De plus en plus de français dénoncent alors la situation critique de la France et voient d’un très mauvais œil la collaboration entre le Maréchal Pétain et Hitler. La résistance va prendre de l’ampleur.
On estime que les faits de résistances en France ont concerné 1% à 1,5% de la population.


Mais on devrait plutôt dire les résistances françaises. On distingue en fait deux ensembles : une résistance extérieure et une résistance intérieure.
- La résistance extérieure
Les débuts de la résistance française sont à placer en dehors du sol français. Elle commence en effet le 18 juin 1940 par l'appel lancé par le général de Gaulle, de Londres, sur la radio anglaise, la BBC.
Cet appel marque la naissance de la France Libre. En juillet 1940, la France Libre, ce sont seulement 7.000 hommes environ autour de Charles de Gaulle à Londres.
Peu de colonies se rallient à la bannière de de Gaulle (l'AEF [Afrique Equatoriale Française], Tahiti, et la Nouvelle-Calédonie). Le reste de l'Empire français reste fidèle à Vichy. Pour rajouter à la faiblesse de Charles de Gaulle, la France Libre n'est pas reconnue par les Alliés comme un gouvernement en exil et, la France libre n'a pas de lien, pas de contact avec les premiers mouvements de résistance en France.
- La résistance intérieure
La résistance intérieure commence à se manifester par des actes isolés dès juillet 1940 (distributions de tracts, inscriptions sur les murs...). En zone nord, la situation est plus difficile pour les résistants qui doivent rapidement s'organiser en réseaux clandestins s'ils veulent échapper à la Gestapo. Les premiers groupes sont Libération Nord et Ceux de la Résistance. Seul le Front National, groupe de résistants communistes, fondé en mai 1941 mais surtout actif à partir de juillet 1941, est présent en zone nord et en zone sud. Le problème de tous ces mouvements de résistance jusqu'à la fin de l'année 1941, c'est qu'ils sont divisés, parfois concurrents, faiblement implantés dans les régions et globalement mal organisés.

La Somme connaîtra de nombreux actes de résistance et l’Ouest Amiénois ne fera pas exception à la règle.

5éme Compagnie 

En avril 1943, un chef de groupe de la 2e Compagnie est chargé de créer un nouveau groupe à Bettencourt St Ouen. Ce groupe sera à l'origine de la formation de la 5éme compagnie, par suite de l'incorporation de nouveaux éléments à partir de Février 1944, venant de St Léger les Domart, de Bettencourt St Ouen, de Bertaucourt les Dames, de l’Etoile…
Son principal objectif est le sabotage de toutes les routes menant au mur de l'Atlantique et des lignes téléphoniques reliant les postes de D.C.A ou de postes de radio allemands situés dans les vallées de la Somme et de la Nièvre.
A la libération, une partie de cette compagnie est entrée au Bataillon F.F.I VIII/2 d'Abbeville et a participé au combat de St-Nazaire. Ce Bataillon sera transformé en 67éme RI
 
Voici un tableau présentant les actes de résistances effectués par cette compagnie dans l’Ouest Amiénois :


6éme Compagnie

Cette compagnie était composée de Julien Leclercq (commandant), de Jules Clément (adjudant), de Wimart (1er détachement), de R. Godart (2e détachement), de Jean Vasseur (3edétachement) et de Wimart (4e détachement).

Voici un tableau présentant les actes de résistances effectués par cette compagnie dans l’Ouest Amiénois :


Historique et tableaux tirés du site Les Morts pour la France - Somme  recherches effectuées par Mme Roussel Catherine et Mr Pillon Daniel

 

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