L'époque industrielle



La Picardie est une région de tradition textile depuis le Moyen-âge : culture de la waide, culture du lin et son tissage...

Sous l'ancien Régime, nombreux sont les paysans à effectuer des travaux textiles en plus de leurs travaux dans les champs, notamment à la morte saison. Agriculture et artisanat sont donc liés, et cela était particulièrement vrai en Picardie et dans l'Ouest Amiénois, là où ces deux secteurs étaient particulièrement développés.


Le développement de l'industrie du jute et de la toile d'emballage en France est étroitement lié à notre département et plus particulièrement sur le territoire à l'ouest d'Amiens, avec l'installation, au 19ème siècle, de l'écossais James Carmichael à Ailly-sur -Somme puis des Frères Saint dans la vallée de la Nièvre, pour la fabrication de sacs, de cordages et de bâches.


 
Les usines Carmichaël



En 1843, deux entreprises jutières s'implantent en France : la filature Dickson à Dunkerque et la filature Carmichaël à Ailly-sur-Somme.

Dans les années 1850, la filature Carmichaël demeurera la seule filature mécanique de jute dans la Somme et la deuxième de France après Dunkerque. A l'époque, les travaux d'installation s'élèvent à 700000 Francs. Avec le bénéfice de la force hydraulique de la Somme et la disposition d'un quai de batellerie et du chemin de fer, le choix d'Ailly-sur-Somme apparaît avantageux à plus d'un titre.
Le jute, plante de type herbacé qui mesure trois à quatre mètres de haut, est cultivé depuis très longtemps dans la région du Golfe de Bengale. Les premiers essais d'exploitation de jute en Europe remontent aux années 1820 à Dundee, en Ecosse, et cela va donc rapidement gagner la France. Cette spécialisation de l'usine Carmichaël vers l'exploitation du jute se traduit bien en chiffres : en 1857, 82 machines sont destinées au jute, contre seulement 41 au lin et 23 au chanvre.


L'usine, dés son installation à Ailly-sur-Somme et pendant de nombreuses années,  ne va alors cesser d'évoluer et de prendre de l'ampleur. A la fin du XIXe siècle, elle se dirige progressivement vers la production unique des fils de jute, tout en voyant son nombre d'employés augmenter de façon permanente. Si en 1851, on trouve 132 ouvriers (62 hommes et 70 femmes), ils sont au nombre de 495 vingt ans plus tard, en 1871.

En 1875, James Carmichaël meurt et ses deux fils vont rapidement devenir majoritaires. L'un d'eux, Robert Stewart Carmichaël, va particulièrement développer l'entreprise. En plus de créer la cité ouvrière, il fonde les « syndicats patronaux des industries textiles de France » et devient président de la chambre de commerce d'Amiens après la Première Guerre Mondiale. En 1900, alors que l'entreprise compte désormais 1700 ouvriers, les produits Carmichaël exposés à Paris obtiennent même un grand prix. L'entreprise connaît alors son âge d'or, comme en atteste la multiplication par dix de son nombre d'employés en moins de 50 ans.

Cependant, l'industrie du jute est en recul après la Première Guerre Mondiale, ce à quoi s'ajoute le décès de Robert Stewart Carmichaël en 1925, puis la Seconde Guerre Mondiale, qui marque le véritable déclin de l'industrie jutière. En 1962, ils ne sont donc plus qu'environ 500 salariés à travailler dans les établissements Carmichaël d'Ailly-sur-Somme, qui fermeront définitivement leurs portes en 1983.




 
Les usines Saint Frères



A la fin du premier Empire, trois frères, originaires de Beauval, à quelques encablures de Doullens, s'associent pour fabriquer ou faire fabriquer de la toile d'emballage en étoupes de chanvre ou étoles de lin. La découverte d'une nouvelle fibre végétale, le jute, en provenance des Indes et déjà expérimentée par les Anglais, leur assure un essor considérable au point de devenir, à la fin du 19ème siècle, le premier fournisseur de France pour les sacs, bâches, cordages etc....et de se constituer en un véritable empire industriel connu dans le monde entier sous le nom de SAINT FRERES.

Partis s'installer dans la vallée de la Nièvre, à une vingtaine de kilomètres, dotée d'une main d'oeuvre abondante, volontaire et familiale, les frères Saint ont  inauguré à Flixecourt,  en 1857 , le premier atelier de tissage mécanique de jute de France, fabrication relayée par un très puissant service de  vente en continuelle expansion : 17 usines pour douze mille ouvriers et  employés dont neuf mille dans la Somme et cent trente et une succursales et  comptoirs de vente dans le monde entier avant la première guerre mondiale.

Le sentiment d'avoir une mission sociale à remplir ainsi qu'un devoir lié à leurs convictions chrétiennes les incitent à y construire des cités ouvrières, en de longs alignements de briques, rassemblant des maisons de quatre pièces avec cour, jardin et buanderie, qu'ils louent à un prix modéré et leur permettent un contrôle et une emprise sur la population , des  écoles, coopératives, crèches, une  maternité , une nouvelle église dans leur village natal sans compter leurs châteaux etc. faisant de cette entreprise l'un des plus beaux fleurons du paternalisme en France.





Comment découvrir le patrimoine industriel de la Vallée de la Somme ?

C'est simple, il vous suffit de flânez le long de la Somme sur le chemin du halage pour découvrir à Amiens, Ailly sur Somme et Flixecourt le riche passé industriel de la Vallée, grâce aux nombreuses maisons de maître, aux cités ouvrières, aux bâtiments industriels à l'architecture si typique du Nord de la France.

Visite libre toute l'année


Visite guidée L'épopée industrielle - Renseignement et réservation auprès de l'Office de Tourisme Ouest Amiens



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Virginie est tombée sous le charme de la vallée de la Somme. Elle saura vous guider pour préparer votre séjour et passer un agréable moment chez nous !
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La maison éclusière d'Ailly-sur-Somme : une halte touristique sur les bords de Somme 

 

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